Quelques souvenirs photographiques

Au début de l’année, peu de temps après avoir réinitialisé ce blog, j’ai acheté un appareil photo. Un truc avec un VRAI™ objectif, qui se dévisse et tout. Un gros bidule qui ne tient pas dans la poche de mon jean. Un appareil photo qui sent l’amateur sérieux qu’on respecte. Je n’ai pas toutefois poussé le reniement jusqu’à investir dans un Très Gros Reflex, me contentant d’un hybride (cette nouvelle race d’APN inconnue il y a peu), et même pas d’une marque estampillée « sérieux » (pas Nikon ou Canon, quoi).

Quand j’était p’tit, je ne prenais pas de photos. De toute façon, personne ne prenait de photos : c’était un passe-temps coûteux qu’on réservait aux rares occasions qui en valait la peine. 24 photos pour les vacances, 12 photos pour les rencontres en famille, c’était à peu près tout. (Qui plus est, ma jeunesse est essentiellement consignée dans des diapos, qu’il est désormais presque impossible de regarder.) Autant dire que pendant presque toute ma vie, j’ai intériorisé le fait que la photographie, c’était pas pour moi (comme, du reste, l’intégralité de toutes les activités artistiques).

Et puis un jour, j’ai rencontré littlesa, qui n’avait pas trop de complexes vis-à-vis des appareils photos. Rapidement, elle a constaté que j’étais vraiment nul avec un appareil (plus tard, elle se rendrait compte que ce n’était pas juste moi, mais le cas d’à peu près tout le monde). Moi, ça me stressait de louper des événements importants, de mal cadrer (je n’avais aucune idée de comment cadrer), de bousiller de la pellicule pour rien (pas encore de numérique dans l’histoire). Certes, j’admets qu’à peu près tout me stressait, alors. Bref, pendant longtemps, j’ai rajouté ça par dessus la longue liste de mes complexes et intériorisé un peu plus que j’étais totalement nul en photographie.

Quand les appareils numériques sont arrivés, j’ai attendu longtemps avant de les utiliser. J’ai surmonté cette haine irrationnelle à leur encontre, que j’avais fini par accumuler. Et puis j’ai dû passer outre mon cerveau qui m’expliquait que ça ne servait à rien de foutre ces objets dans les mains d’un nullard comme moi. Au début, je me suis contenté d’emprunter les appareils des autres. Et puis j’ai fait la démarche d’en acheter un rien qu’à moi (ça a pris plus de 2 ans). Et au bout d’un moment, j’ai publié mes photos sur Internet. En public. Comme si j’en avais le droit (ce qui était le cas, mais je l’ignorais consciencieusement). Et au bout d’un moment, on est venu me dire que ce que je prenais, c’était pas trop mal. Après quelques années, j’ai fini par le croire.

Donc me voilà en 2012. J’ai acheté un appareil photo qui ressemble à un appareil photo (noir, oblong, macho — il y aurait beaucoup à dire sur l’aspect forcément viril de l’appareil photo « sérieux »). Je l’utilise. J’ai appris à cadrer. Je crois même avoir trouvé un style, même si en ce moment, il ne me satisfait pas plus que ça et que je me trouve trop systématique dans mon approche. J’ai progressé, quoi.

Bon, ce qui me tue quand même, c’est que quand littlesa prend un panorama en altitude de Nantes avec un iPhone, ça rend mieux que ce que je tente de faire avec un vrai bel appareil photo. Groumpf.

PS : je crois que je vais recommencer à raconter des trucs ici. J’aurai quelque chose comme trois lecteurs et demi, donc je vais essayer de ne pas regarder les statistiques de consultation. Oui, ça me semble bien.

Nouveau

Donc, ce blog.

J’ai commencé à écrire ici vers 2002-2003. À l’époque, je faisais tout à la main avec amour. Puis j’ai tout effacé, parce que ça n’allait pas fort.

Trois ans plus tard, j’ai recommencé, juste pour voir. Ça fera bientôt cinq ans que cette nouvelle incarnation existe et je n’ai jamais su quoi en faire.

J’ai installé WordPress dessus, histoire de voir. Il parait que c’est mieux. Enfin, installer WordPress sur un blog en 2012, c’est comme d’arriver à la Sorbonne en 1970 ou à Berlin Est en 1992, non ?

Enfin, on verra bien…